Naissance de la CNV


texte dossier de presse 2017

  • De Marshall à aujourd’hui ◆

Marshall Rosenberg raconte dans son livre « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » :
« Au cours de l’été 1943, lorsque ma famille s’est établie à Détroit, dans le Michigan, les tensions raciales étaient très vives et nous n’étions pas arrivés depuis deux semaines qu’un incident dans un jardin public mit le feu aux poudres. En quelques jours, les émeutes firent plus d’une quarantaine de victimes. A la rentrée des classes, le calme était rétabli, ce fut à l’école que je découvris qu’un patronyme pouvait être aussi préjudiciable qu’une couleur de peau. L’instituteur fit l’appel et, lorsqu’il prononça mon nom, deux garçons me jetèrent des regards noirs et sifflèrent : “Sale youpin !” Je n’avais jamais entendu le mot et j’ignorais et qu’il était employé comme un terme de mépris envers les Juifs. Les deux compères m’attendirent à la sortie et, après m’avoir jeté à terre, ils me rouèrent de coups. Depuis ce jour je n’ai cessé de m’interroger ».

C’est à partir de ces événements que la quête de Marshall Rosenberg a débuté, en cherchant une réponse à deux questions fondamentales : si nous, les êtres humains, aimons tellement prendre soin les uns des autres, pourquoi certaines personnes génèrent-elles tant de violence et de souffrance dans leurs interactions, même avec ceux qu’elles aiment ? Et, inversement, comment cela se fait-il que des personnes parviennent à rester bienveillantes, même dans des circonstances horribles et violentes ?
C’est à partir des réponses qu’il trouva à ces deux questions que Marshall développa la Communication NonViolente, une autre façon de penser, de s’exprimer et d’exercer son pouvoir, qui se différencie nettement de celle dont la plupart des gens dans le monde ont été éduqués à communiquer et à interagir.
Il n’eut de cesse de trouver un mode d’expression qui supprimerait la nécessité de recourir à la violence. Il reçut en 1961 le titre de docteur en psychologie clinique de l’université du Wisconsin
En 1961, élève de Carl Rogers, il devient docteur en psychologie clinique et se vit accorder cinq ans plus tard la plus haute distinction du Jury américain de psychologie professionnelle.
Durant les années 60, il développe sa démarche avec des militants des droits civils, luttant pour la non-ségrégation dans les écoles.
En 1966, il fonde le Centre pour la Communication NonViolente (CNVC) organisation à but non lucratif destinée à promouvoir cet art du dialogue invitant à une bienveillance mutuelle. Durant cette période, Marshall anime des médiations entre étudiants usant de violence et administrateurs de collèges, et il travailla également à faire sortir de la ségrégation les écoles publiques de régions défavorisées.
En 1984, il en devient le directeur pédagogique et parcourt la planète pour partager cette vision auprès de milliers de personnes dans plus de 30 pays. Il se fait conférencier, formateur et médiateur.
Lui et ses collègues ont investi et continuent d’investir tous les champs d’action : prisons (avec les gardiens comme avec les détenus), écoles, services sociaux, services médicaux, communautés religieuses et spirituelles et aussi dirigeants gouvernementaux, communautés en conflit.

Le 7 février 2015, Marshall s’éteint à Albuquerque, aux Etats-Unis. Son oeuvre continue dans le monde entier à travers les dizaines de milliers de personnes qui forment la communauté CNV dans 65 pays.

Le CNVC, fondé par Marshall en 1984 est engagé depuis 2015 dans un processus sur plusieurs années pour créer une nouvelle organisation mondiale de la CNV. Les membres de la communauté mondiale sont invités à repenser, de fond en comble, la manière dont cette communauté pourra s’organiser.
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Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie clinique, développe et expérimente le processus de Communication Non Violente dans les années 60 dans l’intention de réduire et supprimer la ségrégation dans les écoles. Aujourd’hui, la CNV est diffusée et enseignée dans une quarantaine de pays. Marshall Rosenberg a formé des milliers de personnes. Lui et ses collègues travaillent dans les prisons, les établissements scolaires, les services sociaux, les hôpitaux, dans la police et l’armée, les entreprises, les communautés religieuses, les milieux politiques…